Bécassine ou la Résistance, choisissez votre camp !

Publié le par Lilian

La marquise de Grand Air explique un jour à Bécassine, lui parlant de l’enfant dont elle est la nourrice : « Plus tard, je ne la laisserai pas dans le besoin mais elle est destinée à une condition modeste » ; « j’ai trouvé cela raisonnable », rétorque Bécassine.

 

Ou comment le principe oligarchique a été appliqué à la Bretagne... On comprend pourquoi la petite Bretonne sans bouche n’a jamais été vraiment appréciée dans la région.

 

Alors certes, Bécassine a connu son succès il y a longtemps, dans l’entre-deux guerres ; certes le miracle breton a eu lieu depuis. Mais la mondialisation financière a remplacé les Trente Glorieuses par le Club des Trente, qui, avec Pinault, Bolloré, Glon et consorts, a commencé à pomper hors de la région ses ressources productives, financières et intellectuelles. La Bretagne s’est ainsi peu à peu amputée de son avenir en se transformant en grenier à touristes.

 

Mais contrairement à Bécassine, nous avons une bouche. Nous pouvons donc l’ouvrir, et aller voir les gens pour parler, discuter avec eux, débattre des enjeux de cette société qui s’écroule, dénoncer les responsables de la crise, poser les solutions. Les élections cantonales ont été une formidable occasion de le faire publiquement.

 

Si la campagne officielle n’a duré que deux semaines, ça fait déjà plusieurs mois que Lilian Renault (candidat sur le canton de Rennes Nord) et David Cabas (candidat à Ploërmel), avec leur équipe de militants, ont pris d’assaut leur canton : porte-à-porte quasiment tous les soirs, diffusions massives de tracts (plus de 40 000 diffusés sur les deux campagnes – au moins, les râleurs pourront nous accuser d’avoir bourré leurs boîtes aux lettres !), tables de recrutement partout où on pouvait trouver du monde, réunions publiques, visibilité dans la presse, chorale sur les marchés, interpellation des automobilistes le matin aux feux rouges... Plus d’une trentaine de personnes se sont mobilisées pour ces différents déploiements, permettant des tirs croisés qui ont généré une reconnaissance qu’on a vu progressivement se développer sur les deux cantons.

 

Nous avons dû faire face à un véritable paradoxe tout au long de cette campagne – comme il se doit pour toute campagne cantonale : amener dans des élections très locales (le canton de Rennes Nord compte 25 000 habitants, celui de Ploërmel 13 000) des questions qui ne se régleront qu’au niveau national, voire international.

 

Les quelques centaines de personnes que nous avons pu rencontrer ont donc à chaque fois été mises devant le fait établi : pas d’avenir sans réforme en profondeur du système bancaire, plus précisément pas d’avenir sans séparation des activités bancaires – les mots « Glass-Steagall » ont dû résonner plusieurs milliers de fois dans nos bouches.

 

Ce n’est pas que nous ayons été sourds aux questionnements que chacun pouvait avoir en tête, que ce soient des problèmes situés à un niveau purement personnel, ou au niveau du canton, de la région, du pays, ou du monde – voire même au-delà –, mais nous avons dû renouveler constamment nos efforts pour élever le débat : rien ne pourra réellement se régler sans un bouleversement des règles du jeu politique et financier !

 

Pendant notre campagne, les pays du monde arabe connaissaient les plus grands bouleversements, la Libye était à feu et à sang, la zone euro menaçait d'éclater, la révolte gagnait les Etats-Unis. La commission Angelides nous donnait l’exemple à suivre en publiant son rapport sur la crise des subprimes. Comment aurait-on pu se permettre d’éviter ces sujets ?

 

Nous étions bien sûr les seuls à en parler, les autres candidats – seulement trois sur Ploërmel, nous donnant de bonnes chances de marquer le coup, mais huit sur Rennes Nord, nous plongeant au sein d’un véritable supermarché politique ! – naviguant de faux débats en vrais ébats, avec un manque cruel de rapport à la réalité : sans budget, leurs beaux projets resteront de belles promesses. Même Jean-Marie Goater (Europe Ecologie Les Verts) et son économe « pour faire les pelures les plus fines possibles pour économiser la ressource » n’ont pas réussi à relever le niveau ! (Emission Le Grand Gallo du 4 février 2011). Peut-être Bécassine est-elle la cousine de Chantal Goya et de certains de ces candidats, mais elle n’est certainement pas la nôtre !

 

Comme l’a reconnu un militant du Parti socialiste, rencontré un soir après le porte-à-porte : « Ni vous, ni les autres candidats ne parlent réellement du département, qui est pourtant l’enjeu d’une cantonale. Mais alors que tous les autres ramènent la question à un enjeu municipal [pour dégommer la mainmise du PS à Rennes], vous êtes les seuls à élargir à l’international et c’est là votre force. »

 

Bécassine, elle aussi, avait fini par entrer dans les réseaux de la Résistance. Mais toujours sans sa bouche, toujours aussi naïve. La Résistance que nous voulons bâtir devra être capable de générer les idées qui créeront le lien entre micro et macrocosme, et de les transmettre. La campagne présidentielle de Jacques Cheminade, pour laquelle nous allons nous battre au cours des prochains mois, est donc plus qu’essentielle : elle est vitale.

 

Nous ne connaissons pas encore, à l’heure où nous écrivons ces lignes, le résultat de ces élections cantonales. Soyons honnêtes : tout bien considéré, Lilian et David ne seront probablement pas élus au premier tour avec 51 % des suffrages.

Mais quel que soit le nombre d’électeurs qui nous aurons choisis, une chose est sûre : la Résistance ne peut se faire chacun dans son coin, ou, comme semblent aimer à le penser beaucoup de Bretons, chacun dans sa « communauté ». Nous avons initié un mouvement, pour un combat qui devra changer les affaires publiques de ce monde : à vous de choisir votre camp !

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castelin michel 12/05/2011 21:00


Républicain ? Démocrate ?

Il y a bien longtemps que les Français ont compris qu’aucun parti est moins républicain ou moins démocrate qu’un autre. Seuls les adeptes de la mondialisation furieuse et de l’union européenne
totalitaire posent encore cette question dans l’espoir de brouiller les esprits.

En effet…
… lorsqu’ « ILS » méprisent un référendum NON! à 55% pour imposer à la population française un Traité supranational , avec l'obéissance honteuse du Parlement- gauche et droite confondues...
… lorsqu' 'ILS' s'agrippent, avec la dernière énergie, à leur slogan mortifère « libre circulation des personnes, des capitaux et des marchandises » ! ...
… lorsque ce slogan (dans lequel les internationalistes mènent les capitalistes par le ‘bout du nez’) n'a eu pour seuls résultats depuis trente ans que : la désindustrialisation, les
délocalisations, la financiarisation, la submersion et la paralysie migratoires, l’anarchie sociétale, la montée des antagonismes et les affrontements civils...
… lorsqu' 'ILS' préparent des lois (conformément aux recommandations et directives scélérates de l'UE !) pour faire voter les étrangers : meilleure et ultime solution de ces ‘démocrates’ et de ces
‘républicains’ pour bâillonner définitivement le Peuple Français...

Lesquels ? oui ! quels hommes et quelles femmes ? quels responsables ? quels (futurs) gouvernants ? sont-ils moins ou plus républicains et démocrates que d'autres ?

Lesquels considèrent d'abord LA République Française, au lieu de je ne sais quelle république universelle ?

Lesquels pensent d'abord à chaque Français, à tous les Français ! corrects, loyaux et dépourvus d'arrières pensées ; sans distinction de différence d'aucune sorte.

Lesquels pensent d’abord à La France ? porte-parole (avant-hier, inlassable ; hier et aujourd’hui, égaré ; demain ? dans l’attente désespérée des Nations du monde) pour la détente, l’entente, la
concorde et la coopération E-QUI-TA-BLE de Peuples souverains et de Nations indépendantes !

Les mondialistes et les européistes sont populicides.

Le Peuple Français ne se laissera pas tuer par des idéologies destructrices portées par une sphère politico-intello-médiatique au faîte du totalitarisme.
Castelin michel- 05mai2011


Théo 12/05/2011 22:52



Bonjour Michel, alors à quand l'action politique avec S&P ?